Réflexes primitifs et cerveaux (partie 1)

Il n’est pas automatique pour tous les professionnels de la santé impliqués dans l’amélioration de la fonction du système musculaire de vérifier si les réflexes primitifs sont intégrés. Beaucoup d’entre eux pensent que, si l’on se tient debout, c’est que ces réflexes sont, en effet, intégrés.

 

Cela étant dit, ces mêmes spécialistes ont souvent du mal à expliquer pourquoi nous trouvons des déséquilibres posturaux. Certains vont même jusqu’à dire que ces déséquilibres importent peu, car la littérature n’a pas été en mesure de démontrer clairement que les déséquilibres de quelque nature que ce soit sont jugé problématiques.

 

Ils diront: le corps est résilient et il peut s’adapter. On peut les lire en citant l’exemple d’Usain Bolt, puisqu’il est devenu l’homme le plus rapide du monde, tout en gérant une scoliose.

 

Cela signifie-t-il qu’il n’y a aucune relation entre les réflexes primitifs conservés et les capacités motrices / cognitives?

 

Prenez le TDAH, par exemple. On estime que 10% de tous les enfants américains en souffrent. Les chercheurs Tannock et Schachar notent, «qu’il semble y avoir un consensus croissant sur le fait que les problèmes fondamentaux du TDAH sont liés à l’autorégulation et que le TDAH est mieux conceptualisé comme une atteinte des fonctions exécutives. Celles-ci résident principalement dans les lobes frontaux.

 

Alors, comment en vient-on à développer les lobes frontaux?

 

D’une part, les lobes frontaux ont comme fonction première de créer des mouvements complexes. Selon Llinaes, un cerveau et un système nerveux ne sont nécessaires que pour des créatures multicellulaires capables d’orchestrer et d’exprimer un mouvement actif.

 

En interagissant avec notre environnement, nous développons notre système sensoriel. Cela active le cerveau et lui permet de créer des stratégies pour gérer cette entrée. La stratégie est la sortie et c’est, en effet, le moteur.

 

C’est en inhibant les réflexes primitifs que nous activons les lobes frontaux. Les lobes frontaux projettent des projections inhibitrices descendantes du tractus cortico-spinal, reflet de la maturation et de la croissance du lobe frontal et du cortex moteur sensoriel.

 

La présence de ces réflexes est une caractéristique commune chez les enfants atteints de troubles neurocomportementaux tels que le TDAH.

https://moodlectce.cciu.org/…/Primitive%20Reflexes…

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