Liberté (partie 1)

Cela peut nous venir assez facilement de faire la requête de libertés à nos gouvernements, par exemple. Et si la liberté, la vraie, elle était en nous ?

 

Est-ce possible que la liberté se trouve dans nos capacités ? Et ces capacités, elles sont innées ou acquises ?

 

Nos capacités, notre volonté et nos actions sont le fruit des lobes frontaux. Le rôle initial des lobes frontaux est bel et bien l’activité motrice. Cependant, plus les mouvements, d’un point de vue évolutif, devenaient dirigés vers un objectif, plus le contrôle cognitif faisait partie de l’équation du contrôle volontaire, qui mène à la libre volonté.

La libre volonté, c’est pouvoir s’exercer, consciemment, à débuter ou continuer, par exemple, une activité spécifique.

 

S’adonner à une activité particulière implique implicitement ne pas participer à d’autres activités. On a alors besoin de s’autoréguler, pour avoir accès à sa libre volonté, à la liberté.

 

C’est de par le développement du tempérament, reflet du développement du lobe frontal, que l’on en vient qu’à faire des choix.

 

Lorsqu’on en vient à étudier le développement cortical en rapport avec les événements de la vie d’un nourrisson, les constats sont fascinants :

 

  • Les nourrissons qui ont pleuré en réponse à la séparation de la mère ont montré une plus grande activation frontale droite par rapport aux nourrissons qui n’ont pas pleuré.
  • On a signalé que l’asymétrie EEG frontale gauche au repos est associée aux capacités différentielles des nouveaux-nés à réguler leur propre comportement.
  • D’autres ont noté que l’affect négatif et la capacité réduite du nourrisson à réguler son affect et son comportement sont étroitement associés à une asymétrie de l’EEG frontal inférieur droit au repos.
  • On rapporte que le nourrisson qui présente une asymétrie EEG frontal droite au repos peut être caractérisée comme ayant un tempérament « réactif négatif ». Ces nourrissons sont facilement en détresse, difficiles à apaiser, ne s’auto apaisent généralement pas et ont du mal à se concentrer.

 

L’hyperactivité, la dépression, une attention insuffisante et soutenue, des difficultés de langage et un comportement impulsif sont fréquents chez les enfants dont la fonction du lobe frontal est peu développée.

 

Est-ce alors surprenant de constater que, dans le contexte des approches comme la posturologie et la neurologie fonctionnelle, qui ont pour objectif de stimuler les lobes frontaux, certains viennent qu’à se sentir plus libres ?

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3385506/

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