Posture et neuro-végétatif

Tenir debout, c’est un sport… d’endurance.

 

Et lorsque l’on y réfléchit deux secondes, on reconnaît bien que, qui dit effort prolongé, dit aussi adaptations physiologiques et ce, à plusieurs niveaux.

 

La question est alors la suivante : est-ce que la position du corps dans l’espace peut avoir un effet sur les fréquences cardiaques, la tension artérielle et la respiration?

 

Le but de cette étude est d’analyser la façon dont les positions du corps, en particulier le yoga, affectent les symptômes physiologiques résultant d’un stress mental aigu. Les 28 participants (14 hommes; 14 femmes) ont été assignés au hasard à l’une des quatre positions suivantes: debout, couché, assis, jambes croisées et pose de l’enfant.

 

Pour induire un stress mental aigu, les participants ont été invités à passer un test de QI, tout en sachant que l’on informerait les autres membres du groupe de leurs performances. Après le facteur de stress, les participants ont repris la position du corps assignée.

 

Il a été constaté que la position du corps affectait de manière significative le rythme cardiaque et la pression artérielle Cependant, les résultats n’ont pas confirmé de changements significatifs du taux de respiration.

 

La pose de l’enfant n’a pas réussi à réduire la fréquence cardiaque et l’augmente en moyenne de 6,1 battements par minute. La pose de l’enfant a augmenté la pression artérielle systolique et diastolique de 20 mmHg et 14 mmHg, respectivement. On peut penser que, même si certains voient cette pose comme relaxante, il y a une contraction des chaînes de fermeture qui peut expliquer le phénomène de stress.

 

La position assise, jambes croisées, a diminué la fréquence cardiaque de 8,7 bpm et augmenté les pressions artérielles systolique et diastolique de 1 mmHg et de 3 mmHg, respectivement. Le taux de respiration n’a pas été affecté.

 

Il a été démontré que la fréquence cardiaque et la tension artérielle étaient plus élevées en position debout et assise en raison de la gravité (Bera et al., 1998). Imaginez ce qui en est en présence d’un déséquilibre postural/d’équilibre.

http://jass.neuro.wisc.edu/2015/01/Lab601%20Group1%20Project.pdf

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